Archive pour la catégorie 'Fédération'

La Fédération en Basse Normandie et les régionales

  • ” L’ embellie à gauche ! ou l’ embellie à gauche ? Par Etienne Adam

Très vite après les européennes les contacts se sont renoués entre les forces que nous appelions à l’unité. Le PG et le NPA se sont rencontrés et cette rencontre a donné lieu à la déclaration que vous pouvez lire en pièce jointe. Il semble ressortir de cette rencontre un terrain d’accord assez large entre les 2 organisations. Nous ne pouvons que nous réjouir de la déclaration commune NPA/PG du 30 juin dernier. Nous constatons que cette déclaration converge très largement avec la position adoptée le 14 juin dernier par notre propre mouvement : http://anpag.org/article.php3?id_article=790

Comme le NPA et le PG, nous souhaitons que “les forces de gauche et des écologistes qui rejettent la logique du système capitaliste” s’unissent au premier tour des prochaines élections régionales dans des listes indépendantes du Parti Socialiste. Comme le NPA et le PG, nous souhaitons qu’au second tour ces listes “se battent pour faire gagner la gauche et empêcher que des régions basculent à droite”. Cette déclaration commune est de nature à créer les conditions de cette unité de toute la gauche de transformation sociale et écologique pour laquelle nous nous battons sans relâche depuis plusieurs années. Le PCF et le NPA se sont aussi rencontrés : la déclaration commune montre que subsiste encore des différences … Mais il est acté par les 2 organisations que ces divergences doivent encore donner lieu à des discussions dans un groupe de travail .

Entre l’ensemble des composantes au delà des 3 citées ci-dessus un accord se dessine pour favoriser l’unité la plus large autour des mouvements sociaux, travailler à la constitution de fronts unitaires contre la politique de Sarkozy et de son gouvernement. Nous ne pouvons que nous féliciter de ces initiatives et souhaitons que l’avertissement donné à tous lors des européennes soit le point de départ de nouvelles relations unitaires. Pour sa part, la Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique s’est adressée aux 3 organisations politiques pour échanger sur la situation politique : une rencontre a eu lieu avec le NPA, une seconde a lieu avec le PCF le 10 juillet et une autre est prévue avec le PG.

  • Et en Basse Normandie ?

Localement nous avons adressé le courrier ci -dessous aux représentants locaux de ces organisations : lettre_pcpgnpa_juin2009

Tout n’est pas pour autant réglé. La discussion doit se poursuivre sur les différentes tactiques pour les régionales. Mais pour notre part nous estimons qu’il faut aussi discuter des contenus de la campagne politique pour les régionales, des objectifs qu’il faut élaborer ou co-élaborer avec le plus possible de composantes des mouvements sociaux. C’est pour cette raison que nous pensons que la proposition de collectifs unitaires localement afin de favoriser l’élaboration et l’action commune des forces militantes, citoyennes, associatives, syndicales et politiques serait un élément déterminant du succès et surtout de la durabilité d’un mouvement citoyen, seule condition pour faire bouger le champ politique.

Nous pensons aussi fondamental d’associer ceux des écologistes qui refusent le véritable virage au centre proposé par Daniel Cohn Bendit qui veut profiter de la victoire aux européennes pour imposer sa ligne à l’ensemble des organisations écologistes.

Dans notre région nous savons que nombreux sont celles et ceux qui ne veulent pas dissoudre leurs exigences écologiques dans un compromis centriste tentant pour ceux qui veulent à tout prix gagner ou garder la région. Ces derniers vont se faire les avocats de la modération en jouant sur « la tradition centriste » de la Basse Normandie.

Nous pensons nous que cette région est gagnable à gauche si nous sommes capable de proposer à toutes celles et tous ceux qui subissent concrètement les conséquences du libéralisme dans leur existence même, des propositions de vrais changements.

Nous sommes persuadés que la crise de l’industrialisation issue des années soixante, appelle d’autres solutions, plus radicales, que la seule aide sans projet à la filière automobile. C’est un modèle de développement industriel qui est dramatiquement frappé avec des destructions d’emplois dans des professions très différentes mais qui avaient pour point commun d’être issues de grands groupes et de secteurs industriels aujourd’hui en déclin ( du moins dans leur dimension création d’emplois).

Faire de la politique autrement c’est aussi affronter les problèmes mais le faire avec celles et ceux qui sont directement concernés.

Nous mobilisons notre réseau et au delà pour dès la rentrée :

- apporter notre contribution au succès d’une dynamique pour une majorité populaire répondant aux exigences sociales, écologiques et démocratiques en rupture avec le libéralisme,

- mais aussi construire un rassemblement pluraliste, fort de la confrontation des différentes cultures existantes, permettant d’affirmer un projet politique commun tout en développant une dynamique de rassemblement.

Adresse de l’article d’Etienne Adam : http://anpag.org/article.php3?id_article=800

Vous pouvez consulter la déclaration commune Fédération / NPA : declaration_commune_FASE-NPA

ainsi que les différents communiqués unitaires déjà parus :

Déclaration commune PG NPA

Déclaration_PCF+NPA_6juillet2009


La réunion du 28 février a décidé la mise en place de groupes de travail pour contribuer au débat national et permettre à toutes et tous de dire leur mot.

Nous vous invitons à vous inscrire dans ces groupes qui tiendront dès que possible une première réunion pour organiser leur fonctionnement entre réunions physique et celles par courrier (ou courriel)

1) Le fonctionnement de la fédération : de quelle organisation provisoire voulons nous nous doter à la fin de l’année lors de la constitution de la Fédération ? Comment harmoniser nos modes de fonctionnement avec notre projet politique, mais aussi avec nos moyens actuels et ce que que nous sommes aujourd’hui? Dans ce même groupe, un sous groupe devra travailler sur la communication : comment mener les batailles politiques ou d’idées sans capituler devant la scène médiatique officielle ou en être complétement absents…

2) Quel dépassement du capitalisme? Où sont les points de rupture? Quels modes de développement? Comment donner corps à notre idée de lier indissolublement social et écologique…Il s’agit à la fois de produire des mesures programmatiques qui nous permettent de donner des réponses à celles et ceux qui en attendent mais aussi de mener le débat sur le projet de société.

3) Les formes d’organisations politiques : Le rapport mouvement social/organisation politique, quelle nouvelle citoyenneté impulser? Comment agir et comprendre le cadre institutionnel d’aujourd’hui et le fonctionnement du système politique……Comment dépasser le choix entre l’impuissance gestionnaire et l’impuissance protestataire? Comment se sortir de la division hiérarchisée du travail entre politique et mouvements sociaux, comment permettre l’irruption des mouvements mais aussi des citoyennes et des citoyens dans l’institutionnel, les appareils d’Etat … bref tout ce qui fait du politique une activité séparée, supérieure ?

Création de La Fédération en Basse Normandie

COMPTE RENDU DE LA RÉUNION DU 28 FÉVRIER 2009

Le 28 février, nous nous sommes retrouvés à une trentaine (avec beaucoup d’excusés) pour créer La Fédération en Basse Normandie.

Il nous semblait indispensable de commencer par un bref historique, en effet, l’histoire de nos mouvements locaux n’est pas forcément la même (ainsi dans le Calvados et dans la Manche mais même à Caen et à Vire) et nos indépendances vis à vis de “structures nationales” ne rendent pas très visibles nos constructions locales , Anpag, La Gauche Autrement, Alternative Citoyenne, Collectif Unitaire Anti Libéral, Alter Ekolo……

1) Historique

Sans remonter trop loin, le besoin de structure unitaire au delà des “partis classiques”, qui regrouperait des militants politiques, associatifs, syndicaux mais aussi des citoyens s’est fait nettement sentir en 2005 lors de la campagne du référendum européen . Un peu partout en France , se sont créés des Collectifs qui ont œuvré à la victoire du “Non” . Cette bataille a fait naître l’espoir d’aller plus loin et de créer un Front de Gauche véritablement à gauche . Dès octobre 2005, un appel pour des candidatures unitaires à l’élection présidentielle a été lancé . Cet appel a été repris en juin 2006 et se sont alors constitués Les Collectifs Unitaires sur des bases très diversifiées selon les endroits . Le travail des Collectifs a été très important, élaboration de 125 propositions, meetings qui ont réuni beaucoup de participants…. Mais les Collectifs ont échoué dans l’impossibilité de trouver un candidat unique (il faut dire que dès le début la majorité de la LCR a décidé d’aller aux élections toute seule et qu’en décembre 2006, le PCF a quitté la démarche unitaire) . Un certain nombre de Collectifs a décidé de continuer, certains menant la campagne Bové, d’autres refusant de prendre parti. A Caen, comme dans une partie de la Manche, nous avons décidé de mener la campagne Bové – parce qu’il nous semblait que c’était le candidat qui correspondait le mieux à l’articulation entre les mouvements sociaux et une “Politique Autrement”. L’échec de cette campagne- mais présenter seuls Bové était déjà un échec – lié à un affaiblissement global de toute la Gauche, a cassé la dynamique et a semblé montrer les limites à faire exister un mouvement citoyen.

Cependant, à partir de la parenthèse qu’avait ouverte la campagne du référendum, beaucoup restent convaincus de la nécessité de l’unité au delà des formes traditionnelles des partis . Il est nécessaire que la gauche, politique, associative et sociale refusant le libéralisme trouve les moyens de s’unir pour agir ensemble . C’est tout l’enjeu de la création en décembre, au niveau national, de La Fédération : proposer un cadre commun de travail par une fédération à égalité de courants, forces et individus pour construire un nouveau fonctionnement politique qui contribuera à construire une alternative.

Le débat a porté sur la création de cette Fédération tant sur le plan national que local.

La difficulté pour quelques participants c’est le danger de consacrer trop de temps à des échéances électorales (faire comme les autres en sorte) et de se laisser piéger précisément par le piège des élections. C’est vrai que nous avons bien vu lors des dernières municipales, les difficultés à exister quand on ne se présente pas (Hérouville et Caen). De plus, nous devons prendre en compte le premier éclatement du PS avec la naissance du Parti de Gauche . Mais nous nous refusons à n’ être que des groupes de réflexion et des forces d’appoint dans les mouvements sociaux. C’est toute la difficulté d’exister en tant que force politique et sociale hors des sentiers battus .

2) La situation sociale et politique:

Nous n’avons pas mesuré à temps les effets de la contre-révolution à partir des années 80 : Le “vivre ensemble”, les relations entre les humains, la relation avec l’environnement…..Tout est sacrifié à la marchandisation . Le Sarkozysme , c’est la mise en cohérence d’un discours idéologique et des pratiques.

Face à un rythme accéléré des contre-réformes, l’impuissance de l’opposition officielle et le décalage entre des résistances (très importantes mais parcellisées) / l’absence d’alternative politique laisse le champ libre à Sarkozy .

-Crise de la social-démocratie dans toute l’Europe

-Maintien incompréhensible des émiettements à gauche

-Le NPA dans un rôle de dénonciation mais qui se contente de revendications syndicales (certes nous nous retrouvons dans les luttes)

-Beaucoup de points d’accord avec le Parti de Gauche

-La crise n’est pas une crise du crédit mais une crise de fond . Le libéralisme est grandement mis en cause mais n’apparait aucune stratégie de sortie . Il y a une rupture entre les mouvements sociaux et les mouvements politiques.

Pour nous , l’unité reste un axe central, La Fédération ne se crée pas pour entrer en concurrence, nous devons continuer à chercher l’unité en étant capables de mettre sur la table nos désaccords et de les dépasser. Nous voulons construire l’unité dans les luttes et dans les urnes notamment à l’occasion des prochaines élections européennes. Jusqu’à la date de dépôt des listes, nous ne nous résignerons pas à la division et continuerons à proposer une liste unitaire . (Voir pétition) Cela devrait poser d’autant moins de problèmes qu’il s’agit d’un scrutin qui nous est favorable, que l’Europe sociale est le point fort de la gauche de la gauche et que nous avons des accords programmatiques. Le fait que les organisations syndicales soient partie prenante de l’appel européen montre bien le besoin d’articulation entre mouvement social et politique. La crainte est cependant très forte de voir le NPA partir tout seul et que le Front de gauche ne se réduise à un cartel électoral.

Nous sommes confrontés à un vrai problème de terminologie, les mots “communisme” , “autogestion”, “socialisme” sont morts. Il faut retrouver leur contenu. La LCR a abandonné “le programme de transition”, plus personne ne sait ce que cela veut dire. Il est indispensable de refaire du politique, de redéfinir ce qu’est une phase pré-révolutionnaire, l’État…

Nous ne partons pas de rien, plein de choses se font un peu partout à des petites échelles et nous avons des éléments de projet politique . De plus, ce n’est pas d’un projet bien ficelé qui réponde à tout, dont les citoyens ont besoin. C’est en avançant que nous construirons .

3)Organisation

Chaque collectif garde son autonomie en particulier en ce qui concerne les luttes menées sur le plan local. Des réunions locales sont organisées en fonction des rythmes de chacun. Ainsi sur “le grand Caen” il y a une réunion tous les quinze jours, le jeudi soir.

Une AG réunissant tous les collectifs sur la région se tiendra une fois par trimestre . Cette AG sera le lien dans les deux sens avec la Coordination Nationale provisoire de La Fédération.

Un secrétariat se réunit tous les lundis de 17h à 19h à Caen . Comme toutes les réunions, il est ouvert à tous.

Des groupes de travail (en lien avec ceux constitués à l’échelle nationale) sont créés:

-A travers les luttes et actions locales tous les collectifs travaillent sur quelle capacité de rassemblement contre la politique du du gouvernement ?

-A travers des groupes transversaux qui participent à l’élaboration et à la production:

1) Le fonctionnement:comment harmoniser nos modes de fonctionnement avec notre projet politique? Quelle communication?….

2) Quel dépassement du capitalisme? Où sont les points de rupture? Quels modes de développement?….

3) Les formes d’organisations politiques : Le rapport mouvement social/organisation politique, quelle nouvelle citoyenneté impulser?……

Mise en commun des moyens:

- poursuite des Universités politiques (pouvant être préparées par un des groupes )

- production de tracts

- Infosluttes.bn la lettre

-Infosluttes.bn le blog

-les sites

-les moyens financiers : l’ANPAG sert de structure financière ( bulletins d’adhésion avec déduction fiscale).

Se battre pour l’unité jusqu’au bout, ne pas baisser les bras devant ceux qui tentent d’ancrer la division!

Nous ne devons pas prendre notre parti de la division qui s’installe dans la gauche pour une autre Europe entre le liste PC-PG et celle du NPA.

Nous ne pouvons laisser faire ceux qui posent des actes diviseurs pour essayer de rendre la division inévitable.

Comme nous l’avons dit à notre dernière AG, il nous semble indispensable de continuer le combat pour une liste jusqu’à la fin c’est à dire au dépôt officiel des listes en mai.

Une division n’aurait pas seulement des effets sur un scrutin ou sur la représentation parlementaire européenne.

Ce point n’est pourtant pas négligeable : beaucoup en Europe et dans le monde ne comprendraient pas cette impuissance de notre gauche, son incapacité à faire front pour construire une dynamique d’alternative en Europe.

Il est à craindre aussi qu’une incapacité à s’unir traduise aussi un repli sur soi national et la perte des acquis communs que nous avons sur l’Europe. En effet, que signifie faire des propositions pour une autre Europe ou pour combattre la logique libérale de l’Europe du traité de Lisbonne si nous ne savons pas nous donner les moyens de porter ces positions dans le débat électoral ( français et européens) et de permettre un groupe parlementaire qui puisse continuer ce combat avec les autres forces européennes.

Pour un certain nombre de peuples du monde d’Afrique, d’Amérique latine ( voir l’intérêt d’Aminata Troaré ou de Evo Morales sollicités par ce qu’ils croient être un front de gauche large) ces élections ne sont pas sans enjeu : pouvons nous nous désintéresser de ce qu’ils pensent ?

Nous avons mené un combat pour la démocratie des citoyennes et des citoyens en Europe, contre une Europe des experts et de lobbies, Jugeons nous aujourd’hui ce combat inutile ?

Nous avons dit tous ensemble que nous voulions construire une Europe sociale à la place de celle des capitaux, nos guerres internes rendent elles ce combat caduc ?

Nous avons réussi à faire ensemble de l’Europe un enjeu pour la transformation sociale et non un espace réservé aux diplomates et aux multinationales. Allons nous accepter le repli sur le franco- français comme horizon indépassable?

Mais au delà des élections européennes, notre division risque fort de renforcer la droite. Comment en effet ne pas être surpris par le score de l’UMP supérieur largement à celui de la dernière fois alors que sa responsabilité est engagée aux yeux d’un nombre croissant d’électeurs.

Nous ne pouvons pas nous réfugier derrière les responsabilités,bien réelles, du PS dans cette situation. Nous devons avoir le courage de répondre à la question: pourquoi une bonne partie du peuple de gauche déçue par le PS ne vote-t-elle pas pour une gauche de gauche ?

On ne peut comprendre les résultats actuels des sondages sans mettre l’accent sur l’écart entre l’adhésion grandissante à la résistance au Sarkozysme et le refus des représentations partisanes.

Nous ne sommes pas les seuls à penser que les logiques de boutique ne sont pas acceptables.

Et c’est vis à vis de ces millions de personnes qui pour l’instant refusent de choisir que nous devons continuer notre campagne pour une liste unique.

Bien sur l’ensemble des abstentionnistes ne vont pas se rallier à une démarche unitaire, mais ceux qui ont voté en 2005, qui ont été à leur niveau, souvent invisibles, les auteurs du succès pouvons nous leur fermer la porte ?

Est ce que les listes concurrentes actuelles peuvent faire comme si tous ces gens n’existent pas.

Notre rôle est de fournir à ceux là un cadre d’expression et la signature massive de l’appel est un des outils dont nous disposons.

C’est pourquoi nous devons continuer à faire signer l’appel « réaliser ensemble une campagne unitaire .. »

Mais nous ne pouvons nous contenter de cela : nous devons poser nos conditions, avancer nos propositions pour que ce front réponde aux exigences de la période telles que nous les percevons.

Nous ne visons pas simplement, à additionner des forces pour faire nombre, l’unité doit être plus ambitieuse. D’ailleurs il n’est pas sûr qu’une simple addition des forces soit un plus du point de vue d’une simple arithmétique électorale.

Il nous faut intégrer qu’il y a crise de la gauche, de notre gauche et que nous ne pouvons reporter éternellement la réponse à cette crise

La crise de la gauche c’est son incapacité à donner un contenu au monde que nous voulons, contenu qui intègre les changements que les années de libéralisme ont imposé à nos sociétés

Il faut rompre avec la logique de cartel électoral qu’il soit circonstanciel ou plus durable : sur la base de la campagne mais aussi de la participation aux mouvements nous pouvons faire vivre des comités unitaires larges et ouverts dans le plus d’endroits possibles. Il ne s’agit pas de construire des collectifs dans la seule perspective de mener la campagne, ni préalablement à la campagne nous n’en sommes plus là. Par contre des collectifs national, régionaux, départementaux, voir plus avec une représentation équilibrée des courants et sensibilités peuvent être mis sur pied très rapidement avec un avenir au delà du 7 juin. Pourquoi pas pour se continuer dans les assises de la transformation sociale ?

La crise de la gauche c’est encore son incapacité à agir tous ensemble dans le respect des diversités, de chacune de ces composantes politiques, sociales associatives, culturelles

Rompre avec la logique de partage politicien c’est aussi ne pas proposer qu’une seule des organisations soit en position totalement dominante dans la composition des listes comme c’est le cas aujourd’hui. Ce qui implique que les différentes composantes aujourd’hui déclarées accepte de tout revoir, listes et têtes de listes. Pourquoi ne pas faire proposition de répartition des têtes de listes et d’éligibles qui assure la représentation de toutes les composantes? Nous pensons que la diversité aujourd’hui est une force et que cette diversité doit être visible et réelle.

La crise de la gauche c’est aussi son incapacité à proposer aux militantes et militants de mouvements sociaux, aux citoyennes et aux citoyens une autre manière de faire de la politique qui rompe avec le choix entre un parti-sauveur suprême et la course aux places électorale (ce qui n’empêche pas de faire l’un et l’autre).

Les composantes ne peuvent être réduites à des formes de représentation politiques classiques reconnues, c’est pourquoi la reconnaissance de la Fédération -objet politique non identifiée- est importante. Au delà nous devons proposer d’y intégrer la « société civile militante » dans ses dimensions syndicales associative et culturelles. C’est ce qui permettra de donner un autre sens à notre liste et de donner le signal que nous avons compris que la coupure entre social et politique n’est plus pertinente à nos yeux.

Dans cette échéance électorale là, comme dans les autres, il nous faut intégrer ces dimensions-là, sinon nous ne répondrons pas à ceux qui se détournent aujourd’hui de la politique.

Si au bout du compte la division l’emportait, nous ne sommes pas favorable à une unité partielle qui serait difficile à expliquer et source de division même entre nous.

Nous n’avons pas encore tranché entre l’appel au vote pour les 2 listes, la liberté de choix pour les électeurs et l’appel à l’abstention : seule l’évolution de la campagne permettra d’avancer dans ce débat en fonction de ce qui se passe concrètement.

Etienne Adam

Non rien ne justifie ces listes concurrentes aux européennes

Appel urgent au PCF au PG et au NPA

Nous ne voulons pas que la division s’installe à la gauche de la gauche… alors que le mouvement social est uni.

Réaliser une campagne unitaire pour les élections européennes, c’est possible Nous demandons à Olivier Besancenot, Marie-George Buffet, Jean-Luc Mélenchon de ne pas jouer au jeu «pourquoi gagner ensemble quand on peut perdre chacun tout seul». Pourquoi se contenter d’une lutte de classement entre les petits au lieu de porter une alternative ensemble?

Pour refuser la division, nous demandons qu’une rencontre ait lieu entre tous les courants de la gauche de transformation sociale.

Il n’y a pas de divergence au sujet de ce qui doit être défendu dans ces élections. Celles et ceux qui se sont opposés au Traité libéral de 2005 et au Traité de Lisbonne veulent une voix forte pour l’Europe démocratique, sociale, écologiste, féministe, force opposée à la guerre et à la xénophobie

Il n’y a pas de divergence sur la nécessité, qui restera pour les prochaines élections (régionales, législatives, etc.), de faire bloc contre la droite lors des seconds tours en affirmant ainsi une résistance commune de toute la gauche.

Et il est aussi de la responsabilité de la gauche de gauche de constituer une force de premier rang, qui amène à rejeter les « solutions » social-libérales, à changer la gauche.

Nous soutenons la construction d’un front le plus large possible dans les luttes, face à la crise économique et à la crise écologique, avec leurs conséquences sociales terribles, face à l’implacable volonté de détruire les solidarités et d’attenter aux fondements mêmes des sociétés, en France, en Europe et dans le monde.

Autour de cet accord que nous proposons, refusons la voie des échecs!

Il est encore temps, vite!

samedi 14 mars 2009

contact@lafederation.org

http://lafederation.org/

«Unis contre Sarkozy et le MEDEF»

Communiqué de presse

Huit partis et organisations de gauche du Calvados ont décidé de rédiger un appel commun en soutien et appel à la mobilisation interprofessionnelle du 19 mars prochain .

Par cette initiative, elles prennent ainsi la mesure du caractère exceptionnel de la situation politique, économique et sociale et de la nécessaire riposte citoyenne et politique face à l’entreprise de démolition sociale de Nicolas Sarkozy.

En cohérence, elles ont également décidé de défiler au sein d’un cortège commun lors de la manifestation du 19 mars à Caen, et derrière le slogan:

«Unis contre Sarkozy et le MEDEF»

Tous les citoyens désireux de s’associer à cette initiative sont invités à nous rejoindre.

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La Fédération-ANPAG, Mouvement jeunes communistes de France (MJCF), Mouvement des jeunes socialistes (MJS), Mouvement républicain et citoyen (MRC), Parti communiste français (PCF), Parti radical de gauche (PRG), Parti socialiste (PS), les Verts

HUIT PARTIS ET ORGANISATIONS DE GAUCHE DU CALVADOS DEFILERONT LE 19 MARS AU SEIN D’UN CORTEGE COMMUN.

La victoire des Guadeloupéennes et des Guadeloupéens en appelle d’autres. Amplifions la mobilisation !

90 000 chômeurs de plus le mois dernier, 350 000 supplémentaires déjà pronostiqués par les statistiques officielles, pas une semaine sans l’annonce de nouveaux plans de licenciements…

Chaque jour qui passe confirme l’ampleur et la gravité de la crise qui pèse sur la population, à commencer par les salariés du public et du privé, les chômeurs et les retraités.

Chaque jour qui passe confirme aussi le danger qu’il y aurait à laisser se poursuivre la mise en oeuvre des choix du gouvernement actuel, qui, loin de combattre les racines de cette crise, continue au contraire de l’alimenter, continue de nous la faire payer et s’enfonce dans une dérive autoritaire pour imposer ses choix !

L’argent, par milliards d’euros, continue de circuler à sens unique : tout pour les financiers et les grands patrons, les miettes pour le monde du travail ! Les robinets sont grands ouverts pour éponger les pertes des Caisses d’Epargne et des Banques populaires sur les marchés financiers spéculatifs et financer leur fusion en nommant un PDG sous contrôle de l’Elysée. Ils le sont encore pour renflouer les groupes automobiles en les laissant continuer à licencier et à développer le chômage partiel (20 000 suppressions d’emplois annoncées !). Mais ils sont fermés pour l’université et la recherche, l’hôpital et la santé, le logement social, les salaires et les retraites, l’ensemble des services publics.

Cela suffit ! C’est socialement intolérable, économiquement inefficace et politiquement inadmissible. Ce n’est pas au monde du travail, à la population de payer la crise! La journée du 29 janvier comme le mouvement aux Antilles, en Guyane et à la Réunion portent clairement ce message et l’exigence d’un changement de cap, notamment sur les questions des salaires, de l’emploi et des services publics.

Les mobilisations imposent de premiers reculs au gouvernement.

Nous saluons la victoire des Guadeloupéens, notamment sur l’augmentation de 200 euros pour les bas salaires et sur les mesures contre la vie chère. Nous saluons le mouvement à l’université qui a obtenu le gel, pour deux ans, des suppressions de postes d’enseignants-chercheurs.

Plus légitime que jamais, l’exigence de choix politiques, économiques, écologiques et sociaux différents grandit dans le pays, en Europe et dans le monde. Elle conteste et combat les logiques de la mondialisation capitaliste, les appétits de profits, de rendements financiers exorbitants et la mise en concurrence basée sur le dumping social et fiscal.

Des mobilisations importantes continuent de se déployer et de se renforcer. C’est vrai dans l’université, la recherche, la santé, la poste et d’autres secteurs publics. C’est vrai dans de très nombreuses entreprises privées où les plans de licenciement, de chômage partiel et de compression salariale frappent quotidiennement. Tout cela confirme le besoin d’unité pour construire le rapport de force le plus large.

Si la grève en Guadeloupe a fini par être entendue, la surdité du Président de la République, du gouvernement et du Medef à l’égard des revendications que la journée d’action unitaire du 29 janvier et les grèves dans l’ensemble des Antilles et à l’île de la Réunion ont portées, continue.

Dans ces conditions, les organisations syndicales ont unanimement confirmé la tenue d’une grande journée de grèves et de manifestations le 19 mars prochain. Conscientes que l’unité est une force essentielle face à l’obstination gouvernementale et patronale, comme le montre le mouvement des Antilles, les organisations de gauche du Calvados signataires de ce texte appellent à soutenir et à amplifier ces mobilisations, à réussir le 19 mars une très grande journée de protestation et de propositions, plus forte encore que celle du 29 janvier.

Elles souhaitent contribuer, dans la diversité de leurs positions, à amplifier dans ces mouvements, le débat et l’action sur les nouveaux choix politiques alternatifs aux logiques actuelles nécessaires et utiles pour répondre aux mobilisations sociales.

Cela concerne notamment l’opposition aux suppressions d’emplois et à la précarisation, dans le privé comme dans le secteur public, l’augmentation des salaires, du SMIC, des minima sociaux et des retraites, la défense et le développement des services et de l’emploi publics, la réorientation des richesses du pays vers le développement de productions et de services susceptibles d’engager notre pays dans un tout autre mode de développement fondé sur la satisfaction des besoins sociaux dans le respect des équilibres écologiques.

Parce que nous avons pris la mesure du caractère exceptionnel de la situation politique, économique et sociale, nous avons décidé de défiler le 19 mars au sein d’un cortège commun, derrière une banderole portant le slogan « Unis contre Sarkozy et le MEDEF ».

Tous les citoyens désireux de s’associer à cette initiative sont invités à nous rejoindre, le 19 mars à 10 heures 30, à Caen à l’angle rue Saint- Jean / Boulevard Maréchal Leclerc (devant le Crédit agricole).

La Fédération en Basse Normandie est née


Le 28 février à Hérouville, une participation plus importante qu’aux réunions précédentes de l’ANPAG ou de l’Appel Politis, et avec de nouvelles personnes, montre que la création de La Fédération correspond à une attente.

Le bilan des dernières années, les différentes histoires ou itinéraires n’empêchent pas aujourd’hui d’envisager de se fédérer.
Sur la situation générale, les multiples contributions à partir d’angles de vue différents ont convergé sur un accord global de l’analyse de la situation actuelle : la nécessité de combattre encore plus durement un pouvoir affaibli par les luttes populaires et un système déconsidéré par la crise.

Mais pour combattre vraiment Sarkozy, dont l’atout majeur est l’impuissance de l’opposition, il est nécessaire que la gauche politique, associative et sociale refusant le libéralisme trouve les moyens de s’unir pour agir ensemble .


C’est pour les participants le sens de la démarche de La Fédération qui propose un cadre de travail commun par une fédération à égalité de courants, forces et individus, à tous ceux et toutes celles qui veulent aller vers un nouveau fonctionnement politique pour contribuer à construire une alternative au libéralisme.


L’unité reste pour nous un axe central : nous la proposons aux autres forces pour un front de gauche dans les luttes et dans les urnes notamment à l’occasion des prochaines élections européennes.

En Basse Normandie les acteurs de La Fédération affirment l’urgence d’agir pour une convergence de la gauche de transformation sociale en juin 2009 : Nous prendrons des initiatives dans ce sens. Jusqu’à la date de dépôt des listes, nous ne nous résignerons pas à la division et continuerons à proposer une liste unitaire.

La Fédération en Basse Normandie s’organisera en groupes locaux autonomes qui décident de l’action sur leur terrain. Elle propose de coordonner régionalement ces groupes par la mise en commun des outils et un travail en commun sur la stratégie, le programme et l’idéologie.


Caen le 4 mars 2009



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